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Nom du blog :
histoiredelianna
Description du blog :
plusieurs petites histoires, ma vie...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
22.02.2008
Dernière mise à jour :
24.05.2008
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18.06.2008
c'est dégeulase
06.06.2008
dessin
22.05.2008
trop mimi ^^
21.04.2008
trop beau aussi !!!!! ^^
10.04.2008
il ets trop boooo
10.04.2008
il ets trop boooo
10.04.2008
Bravo
23.03.2008
j'aime bien se texte
19.03.2008
merki !! ^^
18.03.2008
merki
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La mission mortelle

nouvelle histoire

Posté le 04.05.2008 par histoiredelianna
Bon, me voilà de retour avec une nouvelle histoire que j'ai écrite depuis longtemps. J'espère qu'elle va vous plaire.
Elle parle de deux êtres... non je ne vous le dirais pas! lisez plutôt!



--

Titre

Posté le 04.05.2008 par histoiredelianna
(à part cette image, il n'y en aura pas beaucoup car les textes sont longs. désolée pour ceux qui aiment les images)[SIZE=1]

Introduction

Posté le 04.05.2008 par histoiredelianna
Arès
Arès, un grand chat noir, seule une tache blanche sur la joue droite, des yeux verts, une queue poilue. Des moustaches grandes d’au moins dix centimètres, blanches. C’est un beau chat angora. Il partit un jour à la chasse. Sans savoir quoi chasser. Des souris ? Des lapins ? Ou bien pour impressionner Chalia, une belle chatte rousse, angora, aux yeux bleus intense, de grandes pattes et une queue, chasser un beau chamois. Bon d’accord, des pauvres chats du Sibéria Otokoma, hauts au maximum d’un mètre vingt, chasser un chamois est possible. Seulement quand on était accompagné. Un bon coup sabot et hop ! Plus de chat. Ou alors il fallait avoir au moins deux ans d’expérience. Ce qu’Arès n’avait pas. Cela faisait six mois qu’il avait commencé à chasser. Mais il se sentait différent des autres. Et les autres le savaient différent. Quand il dit : « Regardez la fleur rouge ! », les autres répondent « Elle est grise cette fleur, il n’y pas de quoi faire un drame ! ». Le vieux chat du village, Nuage de vieillesse, un grand chat maigre gris qui avait cent ans. C’est le sage du village. Il était le seul à le comprendre. Normal ! Il est comme lui : il parvient à voir d’autres couleurs que le gris, le noir et le blanc. Il peut aussi sentir des odeurs que seul Arès et lui peuvent sentir. Et encore : Ils peuvent sauter aussi haut que cinq mètres : ce qui leur donnent un avantage en pleine chasse. Mais c’est les deux seuls du village à être comme ça. Arès envie Nuage de Vieillesse. Il a de plus que lui des moustaches, des griffes et des dents : tout ça de fer ! Très flexibles, les moustaches de fer peuvent fouetter tellement fort que si on se reçoit une fessée, les fesses auront bien quelques égratignures ! Alors qu’Arès passe à côté d’une belle digitale pourpre, il entraperçois un petit trou de quelques centimètres de diamètre. Il plonge sa patte à l’intérieur et en ressort deux belles souris blanches, pas plus hautes que trois grains de raisins. Les pauvres souris sont mortes de peur. Tremblantes de la tête au pattes, elles voient s’approcher une apeurante bouche qui s’ouvre en un centième de secondes et les décapite. Arès sent le bon goût du sang couler dans sa bouche. Il aimerais bien manger les souris tout de suite, mais il doit se retenir. Il doit les garder pour le village. Sur son dos, il porte un joli sac de velour marron. Il met les deux souris blanches dedans. S’il perds un jour ce sac, il s’en voudrait toute sa vie ! C’est plus qu’un joli sac en velour marron ! C’est son porte bonheur, le seul et dernier cadeau qu’il a reçu de sa mère, un jour avant qu’elle ne meurre. Il ne se rappelle plus d’elle , même plus de son joli sourire. Quand à son père, il l’a lâchement abandonné, de peur de ne pas savoir s’en occuper. Il était partit très loin et… Arès vit un chamois passer devant lui. Il pousse un soupir de pauvre chat blessé. Il pense soudainement à Chalia. Et il se lance à la poursuite du chamois. Il coure presque aussi vite que lui sans pour autant le rattraper. Il prend appui sur un rocher et atterit sur le chamois. Celui-ci pousse un cri strident, entreprends une bonne ruade mais Arès tient bon. Alors il lui plante ses dents dans la gorge, coupant l’œsophage. Le chamois tombe net. Il pousse un dernier cri et ce fut terminé pour lui. Arès saute à terre. Il a gagné ! Il a tué un chamois ! ! Il entreprend de le ramener au village. Encore douze heures de marche et il connaîtrait les félicitations de Nuage de Vieillesse et de tous les autres chats du villages. Mais le chamois est lourd. Il le ralenti, et c’est la nuit quand il rentre au village.

Eldalöté
Eldalöté, une jeune princesse elfe, la nièce du roi des Hauts Elfes, grande, portant une robe fine, verte, des cheveux blonds jusqu’aux hanches, des yeux bleus intenses, une peau pâle finissait d’embellir son visage parfait. Elle quoi. Elle est mince depuis son plus jeune âge et son oncle, le roi et aussi celui qui l’a élevé n’a jamais réussi à la faire grossir. Elle flatte l’encolure de sa licorne noire, Caramel. Elle est très fière de Caramel et aussi d’elle : réussir à dresser une licorne noire est un exploit.
Caramel piaffe depuis un bon moment, ce qui fait rire Eldalöté. Et puis elle voit arriver pleins d’enfants, de jeunes elfes lui disent bonjour et l’acclament :
- Hô, grande Eldalöté, toi qui a deux cents soixante quinze ans, et nous, pauvres… commence le plus jeune qui doit avoir cinquante ans.
- Oui nous, continue un autre, qui n’avons qu’entre cinquante et soixante ans, délivre nous du démon qui roupille en nous ! !
Elle se met à rire.
- Je vais vous délivrer mais vous me devrez une vie ! !
Tout le monde éclate de rire.
Ce n’est qu’un jeu et pourtant elle adore les enfants. Eldalöté joue avec eux une bonne heure et leur dit qu’elle doit faire cour. Elle est professeur d’équitation pour les confirmés. Elle a une quinzaine de chevaux et une autre licorne noire, Sharr. Celle-ci est quoique très obéissante mais tellement rapide. Comme Illiana. Illiana est une licorne sylvestre très rapide mais aussi très bien dressée.
- Prenez les équidés que vous voulez aujourd’hui, on va aller en balade, ça fait longtemps !!!

Chapitre 1

Posté le 04.05.2008 par histoiredelianna
Tout le monde sort de sa tente de feuillage pour voir ce que rapporte Arès. Au fur et à mesure qu’il voient le chamois, les villageois poussent des « ah ! » et des « oh » d’admiration. Mais Arès attend patiemment que Chalia sorte de sa tente. Et puis il la voit, et comme toujours laisse ses yeux admirer ses yeux bleus. Elle avançait vers lui et son chamois d’une allure de reine, mettant une patte devant l’autre, arborant un sourire radieux aux lèvres. Elle s’ébourriffa son pelage roux pour lui donner une allure sauvage et s’arrêta enfin devant le chamois. Elle ne poussa ni un « ah » ni un « oh » d’admiration. Son regard s’attardait sur la tête et puis balaya son corps jusqu’à la queue. Et puis ses yeux brillèrent de mépris et elle lança :
- Pour un chat comme toi, ça devait être facile n’est-ce pas Arès. Vois-tu, mon frère lui, il pourrait en tuer cinq dans la journée. Mais c’est vrai que pour un aussi jeune et pathétique chat comme toi, c’est pas mal après tout.

Les villageois éclatèrent de rire. Seul Nuage de Vieillesse resta silencieux. Arès ne savait plus quoi dire, le chagrin lui déchira le cœur. Les larmes lui montèrent aux yeux, et pour cacher son chagrin, alla se réfugier dans sa tente mais au dernier moment un coup de tête sur l’épaule et Nuage de Vieillesse lui lança :
- Viens dans ma tente, il faut qu’on parle.

Il suivit le vieux sage dans sa tente et celui-ci lui proposa de s’asseoir. Sa tente sentait le romarin, et elle était décoré de jolis motifs gracieux tout bleus. Bleu sur vert, Arès pensait que c’était pas très joli. Nuage de Vieillesse lui donna un lapin frais et regarda à travers le trou de sa tente. Les villageois faisait brûler le chamois mais certains, trop pressés, le mangèrent tout cru. Arès dévora le lapin sans trop se presser pour garder la distinction. Puis Nuage s’approcha de lui et scruta les yeux vert brillants de tristesse d’Arès.
- Chalia n’est que trop fière d’elle-même. Lança t’il.
- Oui Nuage, mais elle a beaucoup de bonté pour ceux qui sont dans son estime et elle est tellement belle. Mais je ne suis pas dans son estime. Pourtant, je ne suis pas comme les autres, je suis une évolution différente. Bientôt comme vous, j’aurais des moustaches de fer et tout l’attirail ! Dans un certain sens, je suis puissant.
- Tu serais puissant Arès, si tu avais en plus la force morale pour lui répondre et lui en mettre un bon coup dans le museau. Mais j’en reviens à ce que je disais. Chalia est trop fière d’elle-même et seul son égocentrisme l’aide à vivre. Si elle donnait pas des ordres sans arrêt, si elle rabaissait pas les villageois, si elle ne se faisait pas une beauté tout les matins, alors ce serait la plus piteuse chatte au monde. Mais avec l’enfance qu’elle a eut, non seulement elle est égocentrique mais elle devient égoïste. Au final, c’est elle la plus méprisante et la plus pathétique sauf que personne ose le lui dire en face, même pas son frère. D’ailleurs celui-ci se ferais rabaissait en public s’il oserait. Mais parlons de toi. As-tu senti les moustaches fer se transformer ? Moi je vois le bout tout gris et brillant au soleil.
- Oui, j’ai senti, mais ça me fait un peu mal. Ce qui m’inquiète c’est que d’après ce que vous m’avez dit avant que je parte à la chasse, c’est que les griffes et mes dents devaient se transformer en même temps. Et c’est pas le cas.
- Oui c’est vrai mais ça arrive parfois. Il faut pas t’en faire. Et puis tes yeux verts, changent de dégradé selon ton humeur. Ca, c’est très inquiétant. L’ennemis pourrait s’en servir contre toi. Il va falloir y remédier. Si j’arrivais à fabriquer des lentilles vertes, se serait arrangeant, non ?
- Oui. Mais si je reste dans ce village toute ma vie, je vais devenir fou. Je voudrais vous parler d’un certain déménagement que je prévois pour bientôt. Et je voulait vous demander votre accord et en même temps si ce serait une bonne idée.

Arès vit que Nuage le regardait avec des yeux calculateurs. Que pouvait-il bien mijoter encore ? Arès avait des doutes là dessus mais il serait prêt à parier qu’il réfléchissait aux conséquences que ça aurait pour son évolution. S’il arriverait à assumer et à se débrouiller tout seul.
- Mouai. Ca pourrait être possible. Déclara Nuage. Mais il faudra attendre un peu, que ton évolution soit finie, c’est à dire… environs trois semaines puisqu’elle vient de commencer sa finition. Enfin bref, je suis d’accord après tout. N’oublie pas que tu seras tout seul, tu devras donc te débrouiller sans l’aide de personne. Mais si tu veux bien arrêter ton habitude de changer de sujet quand on parle d’une chose importante, j’apprécierais. Bon, je vais essayer de te fabriquer ses fameuses lentilles et après on verra pour le reste. Tu peux disposer.
- Très bien. A bientôt Nuage.

Le grand chat noir sortit de la tente et alla dans la sienne, une simple tente sans aucun motif à l’intérieur. Il réfléchissait à son déménagement. Dans environ trois semaines, il pourrait quitter ce village de pervers. Mais au final, les habitants n’étaient pas pervers. C’était Chalia qui les manipulaient. Il sentit un sentiment de colère monter à lui et n’éprouva plus que du mépris pour elle. Plus jamais il ne voudrait encore l’impressionner. Il ne savait pas où il allait déménager mais bon, quelle importance, il avait trois semaines ENVIRON pour réfléchir. Cependant, il avait envisagé de partir chez les Hauts Elfes. Il serait bien accueillit là bas et avec beaucoup de chance, il pourrait rencontrer la nièce du roi, Eldalöté. On disait d’elle qu’elle était belle, qu’elle donnait sa chance à tout le monde, avait beaucoup de courage etc. Au village, on racontait jamais du mal d’elle. Mais jamais personne n’avait envisagé de partir là bas. D’après certains villageois, ils se seraient sentis comme « de trop » et pas chez eux. Mais eux, c’étaient des chats normaux. Arès lui était un chat spécial. Nuage lui avait jamais dit le nom de cette race de peur qu’il s’horrifie. Mouai. Pas sûr. Après tout, on aimait les gens comme ils étaient mais il sentait le vieux sage comme apeurés à l’idée ce qu’ils étaient tous les deux.
Mais il voulait faire payer Chalia et libèrerait les habitants du village de son emprise égocentrique et bientôt égoïste. Evidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire… Mais il lui nuirait à l’instinct, parce que élaborer des plans, avec lui, ça marche jamais, le mieux c’est qu’il improvise. Il décida déjà de ne pas mettre Nuage au courant. C’était son seul ami, c’est vrai, mais il fallait qu’il agisse seul. Nuage en dirait ce qu’il veut après et puis après tout… Peut-être le vieux sage lui donnerait l’autorisation de le tutoyer. Au final c’est même une très bonne idée tout ça.
Arès sorti de sa tente pour aller chercher son voisin, un chat dont il ne connaissait pas le nom. C’est vrai que dans leur village il étaient environ deux cents. Et puis pour lui, comme il était ignoré de tous, connaître les noms de tout le monde ça avait peu d’importance au final. Il réfléchi à ce qu’il allait dire à son voisin. Des méchancetés. Des compliments ? Le mieux c’était de lui parler comme si il ne connaissait pas ce chat et qu’il venait d’un village lointain. La seule vérité là-dedans c’est qu’il connaissait pas d’un millimètre de matière grise ce félin. Arrivé devant la tente, il poussa un miaulement qui se voulu visiteur mais qui fut irritant pour celui qui allait écartait un pan de sa tente et voir celui qui osait le provoquer. Arès avait mal miauler cette fois et avec peu de chances, sans doutes, il allait peut-être bien s’en sortir. Après tout, quand on voit pas la solution, c’est qu’elle est cachée juste sous notre nez.
- Salut, pourquoi tu me provoque comme ça méprisant chat ? lança le voisin
- Je ne voulait pas, excusez-moi, j’ai mal miaulé c’est tout. Mais j’oubliais ! Bonjour. Je ne venait juste me faire un amis, comme je ne connais personne. Enfin, presque personne. Mais au lieu de m’appeler « méprisant chat » appelez-moi « méprisant Arès », ça sonne mieux.

Arès se voulait un rien provocateur.
- C’est vrai que ça sonne un peu mieux, continua le voisin, mais je crois que tu m’a pas vu d’assez près. Alors « méprisant Arès », regarde-moi un peu mieux et on verra après ok ?
- D’accord mais c’est bien pour vous faire plaisir. Mais avant je me demandait à quoi ça sert. Je vous ai en face de moi, un chat d’un peu près un mètre, moi je suis un peu plus haut : un mètre dix. Et puis un pelage blanc, sale, et des yeux noirs comme vous avez c’est moche à regarder à maintenant la moindre des politesses, surtout venant d’un chat à poils courts, ce serait de m’inviter à entrer.
- Attends, petit voyou, tu me parles de politesse alors que tu m’insultes en public ?

Passant du vouvoiement au tutoiement, Arès pris l’air le plus provocateur possible et lança d’une façon assurée qui lui donnait l’air d’un grand roi, ces quelques mots :
- Disons que je me sens supérieur par rapport à toi, c’est tout.

Et là, l’autre chat lui sauta à la figure. C’était juste un chat banal, pas de quoi en faire un fromage. Arès lui décocha un coup de griffes à la figure et faillit lui percer l’œil gauche. L’autre contre-attaqua d’un coup de gueule qu’il voulait porter au cou mais Arès évita et vit Chalia arriver. Juste ce qu’il voulait. Il porta le coup final qui laissa son ennemi à terre. Il lui avait paralysé les jambes avec un coup de griffes à la nuque, le pauvre ne pouvait plus se relever. Chalia lui sauta dessus, il esquiva et lui porta un coup de moustaches presque de fer à la figure. Celle-ci fût défigurée et un rictus de rage lui apparut au visage, ouvrant la plaie déjà profonde. Elle hurla de douleur mais, toute logique d’esprit envolée, elle ne réfléchit plus et fit une erreur de débutant : elle lui sauta dessus. Un geste justement de débutant qu’il est facile à préméditer tellement c’est facile à voir dans les yeux de l’adversaire. Arès fit mine d’entrer dans son jeu et au dernier moment il contre attaque. Elle s’écrasa, au sol, incapable de se relever. Arès la plaça au milieu de la piste de danse du village et la regarda d’un air méprisant :
- Pour une chatte comme toi, dit-il, ça aurait dû être facile c’est toi le meilleure combattante du village. Vois-tu, j’ai réussis à te battre et je suppose que quand je t’ai défiguré, tu as commis une erreur que seul un chaton aurait commis: sauter sur moi comme tu l’as fait, ça c’est méprisant, franchement, je te félicites pas très chère. Et puis la façon dont t’es couché au sol, c’est tellement pathétique. Et puis ton visage, un vrai cauchemar, même moi je me souviendrais toute ma vie de cette hideuse vision. Et puis tu pleures à ce que je vois ! je croyais que tu pleurais jamais !

Et puis il ajouta à l’oreille de la vaincue :
- Moi, il ne faut jamais me rabaisser, sinon on en paie le prix et j’ai pas finis ma toute belle. Plus tard, je te ferais souffrir des tourments que toi tu ne peux imaginer car tu n’es pas assez maligne mais moi, si j’était amoureux de toi, ça me ferait vomir, et comme tu peux le constater, j’ai une grande force morale.
- Tu me le paieras Arès… sanglotât-elle
- Ouai, ouai, c’est ce qu’on verras…

Il lui tourna et le dos et vit Nuage qui le regardait. Celui-ci tourna le dos et partit dans sa tente, la tête basse. Que devait-il penser ? Que son ami avait mal agit ? Et puis après tout Arès en avait rien à faire. Il a rabaissé Chalia, lui a fait perdre tout son honneur et c’était la seule chose qui contait. Les autres habitants du village s’écartèrent pour le laisser passer. Ils commençaient enfin à lui témoigner du respect. Il passa à côté de son voisin, toujours au sol incapable de bouger les pattes et lui dé-paralysa les membres. Celui-ci lui lança un regard et quand il vit Chalia couchée en train de pleurer, il baissa la tête honteux de l’avoir regardé ainsi. Arès était fier de lui. Il alla manger les restes du chamois qu’il avait chassé. Décidemment, cette journée aura été animée.

Chapitre 2

Posté le 04.05.2008 par histoiredelianna
La journée qui suivit celle du déshonneur de Chalia commençait bien. Arès se leva et mangeât une souris blanche qu’il avait gardé pour lui. L’autre il l’avait laissé avec le chamois, d’ailleurs hier quand il fût allé manger ce qui restait du grand être à cornes, plus aucune traces de la souris blanche. Et puis cette journée était parée d’un grand soleil et un joli ciel bleu avec quelques nuages. Il alla voir comme chaque matin Nuage, qui devait être réveillé depuis sans doute longtemps. Il poussa son miaulement de visiteur « spécial Arès » et attendit. Une bonne quinzaine de minutes et puis finalement Nuage le laissa entrer. Nuage ne l’invita pas à s’asseoir mais indiqua qu’il était furieux contre lui.
- C’était une mauvaise idée ? demanda Arès
- Non pas du tout. Tu peux me tutoyer maintenant si tu le désire. Répondit nonchalamment le vieux sage.

Tout fier de pouvoir le tutoyer, Arès continua :
- Alors pourquoi es-tu furieux contre moi ? Je l’ai comprit à ton regard.
- Tu aurait pu me prévenir voilà tout. Je suis ton ami quand même.

Il éclatèrent de rires pendant au moins cinq bonnes minutes. Reprenant leur sérieux, Nuage lança :
- Fais tes bagages, on part et dépêche-toi.
- Ah ? on part où ?
- Dans le lieu de tes rêves noble Chat de Fer.

Arès savait. Nuage le lui avait révélé. Ils étaient des Chats de Fer. Il comprit pourquoi Nuage semblait apeuré par cette idée. Le peu qu’il savait sur les Chats de Fer lui revint en mémoire : « Ils ont tués la majorité des chats de ce monde et si cette race féline a pu survivre c’est grâce à l’union des toutes les races d’elfes ». Arès déglutit péniblement et puis il se consola que le passé c’est le passé et qu’on ne peut rien y changer. Et puis, on peut être bon et pas forcément mauvais. Nuage dépêcha son ami pour qu’ils fassent leurs bagages. Arès courut à sa tente, la gorge en feu car celle de Nuage était en fait assez loin de la sienne. Un kilomètre tout au plus. Pour un village d’un peu près deux cents habitants c’est quand même pas mal. Bon ils habitent à l’opposé, je suppose que tout le monde a comprit.
Quand il revint dans la tente de son ami, il lui demanda :
- Et on part où au fait ? J’espère que c’est pas trop loin, j’ai amené toute ma collection de têtes de souris.
- Notre destination est à un peu près… Voyons, cents kilomètres. Oh c’est pas loin, c’est pas comme si c’était au bout du monde.
- Cent kilomètres ? Je rêves !!!!!!!!!! et on va où comme ça ?
- Chez les Hauts Elfes.

Nuage paraissait calme et on aurait dit que c’était tout à fait normal de partir chez des gens qui doivent certainement les détester.
- Mais heu… (Arès explosa) T’es pas fou ?! s’ils nous voient ils vont nous faire la peau et… je refuses de partir.
- Qui te dit qu’il vont nous faire la peau. Et puis déjà tu t’es trompé : qu’il te dit qu’il vont nous faire les poils ? C’est comme ça qu’on dit. La peau c’est pour les humains mais eux, avec le peu de poils qu’ils ont, on peut dire que c’est des babouins pas très intelligents. Mais avec tout ce qu’ils inventent ils ne sont pas si bêtes… Et puis je sais pas ce que je dis. Tiens, lit cette lettre et tu sauras tout.

Arès pris la lettre et déchiffra les hiéroglyphes du langages compliqué que fût l’elfique :
« Je m’emplois à vous inviter passer quelques temps chez mon peuple. Nous pensons que vous êtes bon et après tous les espions que nous vous avons envoyés, qu’il serait bon que vous veniez chez nous. Quelques jours… ou pour la vie. Mais j’ai aussi une importante mission à vous confier. Je vous somme de venir dans mon territoire qu’est la Grande Forêt Montagneuse. Ma nièce Eldalöté et quelques uns de ces amis vous attendrons au village d’humain Bessesse qui doit être situé à quelques kilomètres de chez vous.
Très cordialement,
Le Roi des Hauts Elfes. »

- On va rencontrer des Hauts Elfes et en tout premier Eldalöté… Le rêve de ma vie… déglutit Arès
- Oui. C’est excitant hein ? Bon, qu’est-ce que tu fais de ta collec’ ?
- Je la laisse tomber. Elle servira à rien là bas.
- Ok. On y va ou on reste là à attendre que la lune se lève ?
- On y va !!!!


Chalia, encore par terre, les regarda s’en aller, et seule la vengeance brillait dans ses yeux… Mais Arès savait pertinemment que la vengeance de Chalia, jamais il ne la connaîtrait. Et puis, si elle prenait la peine de réfléchir, elle se rendrait compte qu’ils étaient quittes tous les deux maintenant. Mais Arès l’avait plus blessée. Celui-ci décida d’ailleurs de l’oublier. Il leur restait encore beaucoup de route à faire avant d’arriver à Bessesse. Une vingtaine de kilomètres tout au plus…


Je traversais une forêt avec Caramel. Mes élèves suivaient derrière. Aujourd’hui je n’en avait que trois : Jewellery, un jeune elfe doté d’un extraordinaire talent pour le dessin et pour fabriquer des arcs. Il arborait une longue chevelure blonde jusqu’au épaules, de jolis yeux bleus, une silhouette fine mais pleine de muscles, 100 ans, il venait juste d’atteindre sa maturité « hé, j’ai de quoi être fière : deux cents soixante quinze ans, demain j’en aurait deux cents soixante seize ! »pensais-je ; Fëanàro, il avait dix de moins que moi celui-là (je vous laisse calculer, j’ai pas la tête aux calculs là, j’écris), une chevelure blonde là aussi mais courte avec des yeux bleus (en fait les Hauts Elfes sont toujours blonds aux yeux bleus ou ont des cheveux noirs aux yeux verts, les autres ont mis des lentilles ou se sont fait une couleur), et affichait un superbe sourire ; et puis Alexandre. Je pensait que c’était dommage qu’il porte un nom humain, sinon il aurait été parfait. Il a trois ans de plus que moi, des cheveux bruns longs jusqu’au « bas du cou » comme j’ai l’habitude de dire : légèrement collés à la nuque, des yeux noisette, un peu plus haut que moi (avec son un mètre quatre vingt quinze on pourrait arrondir aux deux mètres non ?), passionné de cheval depuis son plus jeune âge, c’est mon élève préféré mais je ne le dis à personne pour ne pas éveiller la jalousie. Mais pendant que j’y pense, tout persiste à croire que non seulement il met des lentilles mais qu’en plus, il s’est fait une couleur. « Ouai bon » me dit-je. Pas de quoi passer des heures à méditer. Ce que je préfères, c’est méditer. Réfléchir, comme disent les humains. Il était l’heure de faire demi-tour et de faire un peu plus bouger les équidés. J’espère qu’Illiana ne doublera pas, elle est juste derrière moi et c’est justement Alexandre qui la monte. D’un signe de la main, je fais signe à mes élèves et je pars au galop. Un tronc se dresse devant nous, je me prépare et Caramel, comme à son habitude, saute comme un roi. Arrivés aux écuries, on s’occupa des équidés et ont les mît au près. Jewellery et Fëanàro s’en vont et ils me laissent seule avec Alexandre et Caramel, que je m’acharne à faire briller, pour le plaisir. Alexandre est un bon ami, je l’apprécie beaucoup. Celui-ci s’approche de moi et me dit :
- Tu sais, ton oncle, la petite mission qu’il t’a confiée, à propos des chats de fer…
- Oui, vas-y, demandes.
- Pourquoi tu devines toujours mes intentions ?
- Je te connaît trop bien… Bon, vas-y demandes.
- Je… Je peux venir avec toi ?
- Heu, oui avec plaisir, il y aura Darken aussi, ça te déranges pas ?

Darken est un de mes meilleurs amis. Je lui confie tout. Jusqu’à mes sentiments amoureux envers un autre elfe. Mais ça, on n’a qu’à dire que vous le saurez plus tard.
- Non ça me dérange pas, poursuit Alexandre, et je suppose que nous allons partir avec des équidés ?
- Oui…
- Je pourrais prendre ta majestueuse licorne Nouno ?
- Oui si tu veux. Comme à mon habitude je prendrais Caramel et Darken prendra Illiana. Ah ! Cette jument plaît à tout le monde…
- Oui bon, je te laisses et encore merci.

Il me laissa toute seule. « Ce gars est surprenant. Il s’intéresse à un sujet et puis après c’est un autre qui l’occupe. Enfin bon, ça a beau être mon ami, je ne le comprendrais jamais. »susurrais-je. Demain je doit partir. Je prépares les box de Caramel, d’Illiana et de Nouno afin qu’ils y passent la nuit et que demain ils aient juste à les brosser pour partir chercher les Chats de Fer. Je vais chercher ceux-ci au pré, pour les attacher à côté de Caramel. J’entreprend de les brosser puis de curer leur grands sabots puis je les met dans leurs box respectifs et je prépares les selles et les filets ainsi que les sacs de voyages que j’atèles aux selles. On emportera justes de la nourriture et de toutes façons, on ne couchera pas dehors. Alors, pas besoin de se charger pour rien. La nourriture c’est juste quelques friandises pour nous et les licornes. Même Nouno c’est une licorne noire mais elle est non pure donc je l’ai dressée en moins de deux semaines. Tout noire, avec la crinière, les balzanes et la queue d’un blond brillant au soleil comme de l’or. La seule chose qui m’embête dans ces montagnes, c’est que le soleil est souvent voilé par des nuages et donc Nouno « brille » très peu. Je leur donne à chacun un bout de pain dur et je vais me coucher dans ma petite maison située dans un arbre. Je ne voulais pas une suite comme tous les gens hauts placés, Je voulais pas me faire remarquer, être la plus normale possible. Pourtant, chaque matin, une horde d’admirateurs voulaient me serrer la main. Inlassables, toujours les mêmes. Faut dire que la discrétion, c’est difficile chaque matin avec eux. Des fois j’en perd des admirateurs mais il vient des nouveaux. Que voulez-vous que je fasse ? Dans le milieu, chaque être contrôlant parfaitement quelques pouvoirs est un peu le « dieu » ou la « déesse » de cette chose. Et puis comme je n’ai pas beaucoup de chance d’après moi, je suis la déesse de la beauté, de l’équitation et de l’art de la guerre. « Bon d’accord je veux pas être moche (pourtant chaque matins devant le miroir de la salle de bain, je me voit comme laide), j’aime l’équitation et j’adore me battre et élaborer des stratégies. » Voilà ce que j’ai écrit dans mon journal intime. Et en plus, pour rien arranger, lors de la Guerre des Deux Mondes (il y a dix ans environs, une guerre entre le monde des vivants et le monde des morts), mon oncle, le roi, me nomma générale des armées. Il manquait plus que ça. J’ai tout essayé pour que ce soit pas le cas, j’ai d’abord dit à mon oncle que je ne voulait pas ce poste et après j’ai même tenté de faire remonter le côté machiste des hommes en lui disant que les femmes ne pouvait pas avoir tant de pouvoir. Mais non. Je lui ai même proposé, que ma cousine, par conséquent sa fille, le fasse à ma place mais non, rien a marché. J’arrive à mon « arbre maison », je m’étales sur mon lit et je m’endors comme une masse.
Le lendemain en me levant, comme d’habitude, Je prends mon petit déjeuner, fais ma toilette sauf que cette fois, je prépare tout pour le voyage. Des humains, eux, mettraient quatre ou cinq jour mais nous les elfes, mettront un jour ou deux pour aller là-bas. En sortant de mon arbre maison, j’essaie de faire semblant de ne pas voir mon fan-club mais c’est inévitable alors je leur dit de passer une bonne journée et là, comme par magie, plus personne. « C’est bien ça ». Je me rends aux écuries, Caramel, Illiana et Nouno m’attendent avec impatience. En même temps que moi, Darken arrive. Il s’approche d’Illiana et entreprends de la brosser. Je m’approche doucement de lui et lui dit bonjour. Il me répond gentiment sans un mot de plus. « C’est pas dans ces habitudes, il a dû se lever du pied gauche. » Et puis arrive Alexandre, tout sourire, en tenue de voyage. Ah, je vous jure celui-là ! Je ne l’ai encore jamais vu de mauvaise humeur et puis de toute façon son bonjour habituel mets le sourire sur toutes les lèvres même celle de Darken. Celui-ci et moi lui répondons et on s’attèle une bonne fois pour toute à préparer les licornes. Quand Caramel me voit arriver, c’est tout juste si j’échappe pas à des câlins. Affreux ce que cette licorne adore les câlins. Je lui donne une feuille de salade et une carotte. Bon d’accord c’est pas un lapin mais c’est ce qu’il préfère. Il engloutit tout et se laisse brosser. Quand on a fini, les licornes brillent de mille feux et là, même sans soleil, Je reste ébahie : Alexandre a réussi à faire briller Nouno ! « Je me demande bien comment il fait ça, mais c’est son histoire après tout. » Je regarde Caramel, Illiana, Nouno. Caramel, Illiana, Nouno. Vraiment, Nouno brille de mille feux ! Darken me tire soudain de ma rêverie :
- Eh, la miss, il serait temps de mettre les selles, non ?
- Heu… Oui… Je réponds, encore impressionnée par Alexandre et Nouno

Je mets la selle de voyage et son filet à Caramel et prends mon épée et mon bâton de combat. Et puis, un messager arrive et me tire par le bras. « Il faut se dépêcher !!! » Il en a pas marre de me crier dans l’esprit là ? Parler à voix haute, il ne veut pas, sans doute parce que c’est trop important mais me crier dans l’esprit, c’est fort ça quand même. J’ai l’impression que mes neurones vont exploser. « Allez princesse, dépêchons nous !!! Le roi vous demande !!! » J’en ai marre qu’il me crie dans l’esprit alors je réponds, criant encore plus fort que lui : « oui ça va, j’ai compris !!! Je me dépêche ! » Il me répond à voix haute cette fois par un « d’accord » docile. Ah mais ! Ça lui apprendra à me crier dans l’esprit. Il continue de me tirer par le bras. Heureusement, nous les elfes sommes des champions de la course et même si le palais est loin, on y parvient en quelques minutes. Dans la salle d’accueil, le roi vient vers nous et s’écrie :
- Ah, te voilà Eldalöté, je t’attendais !! J’ai besoin de toi, c’est grave, viens vite t’asseoir !!



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